Partager l'article ! DE LA MEDECINE : médecines parallèles et dérives sectaires: ...
Il y a quelques mois, en abordant le délicat problème de l’homéopathie, j’avais évoqué le nombre incroyable de
techniques et/ou approches thérapeutiques non officielles existantes, celles que l’on range souvent dans le catalogue extensible des médecines parallèles (autrement appelées « médecines
douces »). Il est temps aujourd’hui de revenir sur l’utilisation de ces méthodes plutôt mal connues.
Précisons d’emblée que le recours à des pratiques médicales non éprouvées n’est pas un évènement marginal : la Direction
Générale de la Santé estime qu’entre 30 et 50% de la population de notre pays ont recours de manière régulière à ce type de pratique. Il s’agit là d’un réel phénomène de mode qui, le plus souvent
et heureusement, vient compléter la médecine officielle. Toutefois, hélas, ce n’est pas toujours le cas et c’est là que le bât blesse : promettre, par exemple, la guérison d’un cancer par un
travail psychologique isolé destiné à « prendre en charge – et donc éradiquer – le processus tumoral par un rééquilibrage des fonctions naturelles » tient, au mieux, du
charlatanisme et, plus probablement, de la non assistance à personne en danger (au minimum)… Mais revenons d’abord un instant sur ce que l’on appelle la santé.
évolution de la notion de santé
Selon l’OMS, la
santé « renvoie à un état de total bien-être physique, social et mental de l’individu » ce qui, effectivement, est loin de la formulation ancienne qui se résumait à une absence
de maladie. Le problème est que tout ce qui n’est pas maladie ou infirmité échappe le plus souvent aux professionnels de santé et aux structures de soins. On comprend dès lors mieux la
possibilité d’activités médicales exotiques dans ce domaine plus imprécis et l’irruption de thérapeutes autoproclamés, voire de gourous plus ou moins bien intentionnés. La notion de santé
(on disait jadis bonne santé) variant selon les latitudes et les personnes, de nombreuses « techniques » prétendent la conserver ou la recouvrer : on estime qu’il existe plus de
trois cent méthodes différentes, la quasi-totalité d’entre elles échappant à toute tentative d’évaluation quelque peu crédible. Comme toujours, il existe bien des nuances qui juxtaposent
l’acceptable et le pire : puisque de nouvelles « approches » apparaissent constamment – l’imagination de ces nouveaux thérapeutes n’ayant d’égale que la crédulité de leurs
victimes – il est bien difficile de tenir une liste à jour. Essayons néanmoins d’y voir plus
clair.
réalité des médecines parallèles
Les médecines parallèles, aujourd’hui, se vendent bien et on peut les classer en deux groupes différents selon qu’elles sont pratiquées par des professionnels de santé ou de
simples amateurs. Il est bien entendu impossible de les énumérer toutes (d’autant qu’elles varient d’un pays à l’autre) et pour celles que l’on citera on trouvera un bref résumé en fin de sujet.
Je tiens d’ailleurs à préciser que les techniques rapportées ci-après ont été choisies au hasard parmi des centaines de postulants : elles ne
sont donc citées qu’à titre d’exemples…
* médecines parallèles pratiquées par des professionnels de santé
Bien qu’elles ne soient en aucune façon
enseignées par les facultés de médecine, elles sont pratiquées par des personnes qui ont reçu une formation médicale, le plus souvent des médecins mais pas forcément. On trouve dans cette
catégorie l’homéopathie à propos de laquelle j’ai déjà eu l’occasion d’écrire un sujet (voir l’article : l’homéopathie), l’acupuncture, l’auriculothérapie, l’ostéopathie, la naturopathie, la
réflexologie, l’iridologie et bien d’autres encore. On les pratique au vu et au sus de tout le monde, certaines d’entre elles étant
même remboursées par la Sécurité sociale. De nombreux médecins signalent les pratiquer sur leurs plaques professionnelles, à l’entrée de leurs
cabinets, et leur prise en charge par le corps médical ne cesse de croître (environ 10% des médecins inscrits à l’Ordre des Médecins, un chiffre variable selon les départements, avouent y
recourir). On ne sait pas faire aujourd’hui la part de ce qui revient à l’impact thérapeutique réel de ces techniques et de ce qui résulte d’un
simple effet placebo mais leur évaluation a été confiée à l’INSERM par la Direction générale de la santé. Ce que l’on peut en revanche affirmer,
c’est qu’elles sont généralement mises en œuvre par des professionnels avertis qui ne manqueront théoriquement pas de s’en remettre à des approches plus codifiées en cas de nécessité…
* médecines parallèles pratiquées par des amateurs
On entend par
« amateur » toute personne n’ayant pas suivi de cursus médical spécifique. Ces « médecines » peuvent relever de traditions historiques, d’une approche ethnique ou culturelle,
de la simple idéologie et, pour un nombre conséquent d’entre elles, du pur charlatanisme. C’est dans ce groupe forcément hétérogène que l’on trouve
l’anthroposophie, la biothérapie gazeuse, l’urinothérapie, la kinésiologie, la médecine ayurvédique, la chromothérapie, la
cristallographie, la gemmothérapie, etc. (voir descriptif sommaire en fin de sujet). Quand ces médecines parallèles sont exécutées
en sus de la médecine officielle, le risque n’est pas bien grand (encore que..) mais il en va tout autrement lorsque – comme c’est souvent les cas –
elles prétendent agir seules : en pareil cas, attention, danger ! Même lorsque la médecine
officielle a épuisé toutes ses possibilités, elles restent éminemment nuisibles : j’ai en mémoire nombre de cas de malheureux qui ont dispersé leurs dernières forces dans des voies sans
issue ayant rendu leurs derniers jours particulièrement pénibles…
médecines parallèles et dérives sectaires
Il est parfois bien difficile de faire la part de ce qui est illégal et de ce qui ne l’est pas. La frontière, ici, entre prescriptions tolérables (et parfois même utiles)
et charlatanisme est ténue : tout dépend de l’utilisation qui est faite. C’est la raison pour laquelle les Pouvoirs publics s’intéressent de près à la question, aidés en cela par la
Miviludes (Mission Interministérielle de VIgilance et de Lutte contre les DErives Sectaires). Le représentant de l’Ordre des médecins au sein du conseil d’orientation de la Miviludes, Daniel
Grunwald, avoue toute la difficulté à faire passer un message clair : « Les médecines dites douces ne sont pas, en elles-mêmes, dangereuses, affirme-t-il, et peuvent même
être utiles dans certains cas… et, dans d’autres cas, devenir franchement dangereuses. Il n’y a pas d’un côté, le licite, de l’autre, l’illicite. Tout dépend de l’utilisation qui en est
faite… » Dans un cadre précis, elles peuvent se révéler intéressantes, ajoute-t-il, « par exemple, pour des troubles fonctionnels isolés, ou bien à titre symptomatique,
lors d’affections reconnues. Il faut, bien sûr, que les produits prescrits, s’ils ne sont pas scientifiquement éprouvés, soient garantis sans risques iatrogènes (voir glossaire), sans
contraintes anormales, notamment financières, et que les patients soient dûment informés et consentants. Enfin et surtout, ces thérapeutiques ne doivent en aucune façon remplacer les conseils et
prescriptions adaptés qui découlent des données actuelles de la science ! » (sources : Bulletin national de l’Ordre des médecins, N°4, avril 2008).
médecines parallèles, loi et déontologie
Il existe des
similitudes entre le travail de déstructuration mentale organisé par les sectes et les adeptes inconditionnels de certaines médecines parallèles. C’est le cas quand, par exemple, les
tenants d’une « médecine exotique » refusent de permettre la moindre discussion sur la technique retenue qu’ils jugent incritiquable. Leur
croyance relève alors de la foi et si, d’aventure, on se risque à avancer qu’aucune évaluation objective de la théorie en cause n’a été faite, qu’il est impossible d’affirmer sereinement non
seulement le bien-fondé mais la réalité des résultats obtenus, ils se récrient qu’il s’agit « d’un complot de la médecine officielle dont le seul but est de pérenniser ses revenus et
d’asseoir son autorité. » Que faire face à une telle incompréhension ? Avant tout, il convient de chercher à convaincre la personne, de la façon la plus paisible et la plus
dépassionnée possible, non de forcément renoncer à son approche mais de réfléchir ; il faut la persuader de se renseigner auprès de malades ayant eu recours à la technique - et
singulièrement ceux parfois nombreux qui ont été rejetés par les adeptes de la soi-disant thérapie – afin de connaître leur sentiment. Si cela est possible, il faut essayer de faire apparaître
les réelles motivations du « thérapeute » qui, généralement, n’ont rien de médical mais relèvent le plus souvent, ici d’une idéologie partisane, là d’un évident bénéfice financier. Il
est important que la personne comprenne qu’on ne la juge pas, qu’on ne souhaite certainement pas la faire se renier, qu’on ne cherche soi-même aucun bénéfice personnel et, surtout, qu’on
n’intervient que parce que qu’on la croit en danger. Enfin, si tous ces efforts demeurent infructueux, il est indispensable de lui faire savoir qu’il sera toujours temps de faire machine arrière
et qu’on l’aidera alors du mieux qu’on le pourra et sans arrière-pensée : en pareil cas, l’orgueil des uns et des autres n’a aucune place.
Pour les
fauteurs de trouble et autres gourous en mal de renommée, la réponse est plus facile car le côté affectif et douloureux est presque toujours absent : il suffit de s’en tenir à la Loi qui
doit être identique pour tous avec, dans le cas plus particulier des médecins, un renvoi à leur code de déontologie, dont je rappellerai pour conclure quelques uns des principaux articles se
rapportant à ce sujet :
. article 30 : « Est interdite toute facilité accordée à quiconque se livre à l’exercice illégal de la médecine. »
. article 39 : « Les médecins ne peuvent proposer aux malades ou à leur entourage comme salutaire ou sans danger un remède ou un procédé illusoire ou insuffisamment éprouvé. Toute pratique du charlatanisme est interdite. »
. article 21 : « Il est interdit aux médecins, sauf dérogations accordées dans les conditions prévues par la loi, de distribuer à des fins lucratives des remèdes, appareils ou produits présentés comme ayant un intérêt pour la santé. Il leur est interdit de délivrer des médicaments non autorisés. »
. article 32 : « Dès lors qu’il a accepté de répondre à une demande, le médecin s’engage à assurer personnellement au patient des soins consciencieux, dévoués et fondés sur les données acquises de la science (…). »
(Sources :
Bulletin national de l’Ordre des Médecins)
Voici donc pour les médecins mais pour tous il y a évidemment la loi que nul n’est
censé ignorer et à laquelle force doit rester.
Nota : un cas particulier, le refus de transfusion sanguine
On sait que les témoins de Jéhovah refusent la moindre transfusion sanguine. La loi du 4
mars 2002 est très explicite sur ce sujet : elle affirme que « aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la
personne… » même si elle ajoute que « si la volonté de la personne de refuser ou d’interrompre un traitement met sa vie en danger, le médecin doit tout mettre en œuvre pour la
convaincre d’accepter les soins indispensables. » (Sources : Bulletin national de l’Ordre des médecins)
Que faire donc si la personne refuse les soins ? Le médecin ne risque-t-il pas d’être poursuivi sur un autre plan juridique, celui de la non-assistance à personne en danger ? Il arrive alors que, considérant qu’il s’agit de la mise en cause à cours terme d’un pronostic vital, le médecin passe outre. La jurisprudence lui donne souvent raison : aucune violation du droit au refus de soin ne pourra lui être opposé (même exprimé par le patient ou sa famille) pour peu qu’il ait accompli un « acte indispensable à la survie du malade et proportionnel à son état ». Douloureux cas de conscience qu’il est bien difficile de gérer…
Ajoutons que,
dans le cas des mineurs, le médecin doit prendre les décisions qu’il juge nécessaire à la santé du mineur, même contre l’avis des parents.
Glossaire
* risque iatrogène : une maladie, un état, un effet secondaire, etc... sont iatrogènes lorsqu'ils sont
occasionnés par le traitement médical En grec le mot signifie
littéralement "provoqué par le médecin" (iatros : médecin ; génès : qui est engendré), ou par d'autres professionnels de la santé, par exemple par un pharmacien. (in Wikipedia
France)
Annexe : descriptif rapide des techniques évoquées
(les notions brièvement décrites ci-après – et forcément rudimentaires – sont tirées de l’encyclopédie en ligne Wikipédia France. Pour en savoir plus sur les différents sujets, se rendre sur le
site de Wikipédia qui donne certaines explications et les liens nécessaires.)
* acupuncture : l'acupuncture ou acuponcture (du latin : acus, "aiguille" et pungere "piquer") dont la caractéristique la plus représentative est son traitement par implantation d'aiguilles, constitue l'une des composantes de la médecine traditionnelle chinoise. L'acupuncture traditionnelle est un art thérapeutique qui élabore son raisonnement diagnostique et thérapeutique sur une vision énergétique taoïste de l'Homme et de l'univers : l'Homme, microcosme, organisé à l'image du Macrocosme universel, s'en trouve donc soumis aux mêmes règles, qui devront inspirer son mode de vie, et serviront de trame à l'élaboration de l'acte médical. L'efficacité de l'acupuncture fait toujours débat au sein de la communauté scientifique.
* auriculothérapie : l'auriculothérapie, ou acupuncture auriculaire, est une pratique de médecine non-conventionnelle se voulant diagnostique et thérapeutique mise au point dans les années 1950 par le Dr Paul Nogier, médecin généraliste lyonnais. Elle repose sur l'hypothèse qu'il existerait une correspondance entre l'oreille externe et les différents organes du corps, ou somatotopie. Il serait alors possible dans certains cas de soigner ces différents organes en piquant le pavillon de l'oreille à l'aide d'aiguilles stériles.
* ostéopathie : l'ostéopathie est une médecine non conventionnelle créée par Andrew Taylor STILL (1828-1917), essentiellement basée sur des techniques manuelles, et repose sur quatre concepts :
a. L'unité : celle du corps (toutes les parties sont reliées, par la vascularisation, le système nerveux et le tissu conjonctif), mais aussi de l'être humain dans sa globalité, rassemblant ses aspects physique, émotionnel, mental, intellectuel, spirituel.
b. L'interrelation entre la structure et la fonction : un organe ne pourrait fonctionner correctement que si sa configuration tridimensionnelle est conforme à celle d'origine, et inversement.
c. La capacité d'autoguérison : le corps humain disposerait de toutes les capacités d'adaptation et de défense nécessaires. Les ostéopathes fondent leur réflexion sur les conditions qui ont mis ces moyens en défaut, et tentent de lever l'obstacle.
d. "Le rôle de l'artère est absolu" : toute structure somatique non atteinte d'une lésion organique est capable de fonctionner normalement, pour peu que sa vascularisation soit correcte - et que l'alimentation ait fourni des nutriments qualitativement et quantitativement suffisants.
* naturopathie : la naturopathie est une médecine non conventionnelle visant à « rééquilibrer » le fonctionnement de l'organisme par des moyens « naturels » : alimentation, hygiène de vie, phytothérapie, massages, exercices, etc., et psychologie pour la « naturopathie rénovée » qui place le désordre psycho-émotionnel en tête de liste des déséquilibres physiologiques qui en découlent.
* réflexologie : la réflexologie est une discipline médicale non conventionnelle de type massage. Elle repose sur le postulat infondé scientifiquement selon lequel chaque organe, glande partie du corps ou fonction physiologique correspondrait à une zone ou un point sur les mains, les pieds ou les oreilles. Un toucher spécifique appliqué sur ces zones permettrait ainsi de localiser les tensions et de rétablir l'équilibre du corps. Pour ses praticiens, la réflexologie libérerait les facultés d'auto-guérison de l'organisme et permettrait de soulager divers troubles sans traitement médicamenteux... Cette technique manuelle se place dans une approche énergétique et globale du corps. Elle s'apparente au shiatsu ou à l'acupuncture.
* iridologie : techniques de diagnostic et de prévention, l’iridologie est fondée sur l’examen minutieux de l’iris pour évaluer la constitution de l’individu et déterminer ses prédispositions à la maladie.
* anthroposophie : la médecine anthroposophique est une forme de médecine non conventionnelle pratiquée à partir des années 1920. Selon les théories de l'anthroposophie, il faut, dans la démarche thérapeutique, tenir compte, notamment, des trois composantes de l'être humain : corps, âme et esprit et des relations entre l'homme et l'univers. Pour cela elle utilise des médicaments issus des règnes minéral, végétal et animal et des dynamisations de type homéopathique mais aussi des remèdes à concentrations plus élevées qui s'apparentent à de la phytothérapie. Bien que recourant à des dilutions homéopathiques pour certains médicaments, la médecine anthroposophique est spécifique et bien distincte de l'homéopathie. En général, en médecine anthroposophique, on utilise des dilutions décimales. Cette médecine fait également appel à des thérapeutiques artistiques et à des soins externes (massages, enveloppements...).
* biothérapie gazeuse : présentée comme une médecine de terrain dérivée de l'homéopathie, la biothérapie gazeuse procède par injection de gaz dilués et dynamisés. Crée par le Docteur Fix, elle est censée notamment agir sur les allergies et sur les rhumatismes, principalement dans le syndrome du canal carpien et dans les arthroses du genou. Elle reste à ce jour totalement non évaluée.
* urinothérapie : elle est également appelée Amaroli qui est le nom donné en Inde à la pratique qui consiste à boire une partie de son urine pour entretenir sa santé ou se soigner. En Occident elle est appelée urinothérapie, ou auto-urine thérapie. Cette technique, non évaluée, a de nombreux adeptes en Asie (Japon), en Europe (surtout Allemagne et Pays-Bas) et aux USA.
* kinésiologie : la kinésiologie est l'étude des mouvements humains. Enseignée dans plus de 100 pays (il existe des diplômes spécifiques au Canada), elle se divise en un grand nombre de techniques dont certaines à buts thérapeutique ou diagnostique (kinésiologie harmonique, kinésiologie hypersens, édukinésiologie, kinésiologie spécialisée). Son évaluation reste à faire.
* médecine ayurvédique : l'Ayurveda ou « médecine ayurvédique » est une médecine indienne qui puise ses sources dans les textes sacrés des Veda (environ - 3 900 ans av. J.-C. à - 1500 ans av. J.-C.) et dont les principes sont ceux de ce qu'on appelle aujourd'hui la « médecine naturelle », ce qui signifie qu'ils respectent les lois de la Nature. En l'occurrence il s'agit d'une approche dite holistique de la culture védique qui constitue les prémices de l'hindouisme. L'utilisation du mot Veda, qui signifie Connaissance, indique l'importance de l'Ayurveda en Inde. L'Ayurveda propose un bien-être durable dans la vie, tant individuelle que familiale et sociale. Elle est censée replacer l'homme dans sa dimension à la fois physique et spirituelle.
* chromothérapie : la chromothérapie ou thérapie des couleurs est une médecine alternative. Elle est utilisée pour équilibrer l’énergie personnelle, sur un plan physique, mental, émotionnel ou spirituel.
La méthode standard de diagnostic utilisée en chromothérapie a été développée par le Dr Max Luscher au début du vingtième siècle. La chromothérapie remonte aux temps les plus anciens, probablement aux origines de la médecine ayurvédique (voir plus haut). La tradition indienne associe les couleurs aux chacras. On trouve aussi des traces de l’utilisation thérapeutique des couleurs dans la civilisation chinoise antique. La médecine traditionnelle chinoise associe une couleur à chaque organe.
La chromothérapie utilise les couleurs sur différents supports : pierres et gemmes, bougies, prismes, vêtements ou verres teintés, par exemple. Les couleurs ayant un effet à la fois positif et négatif, la chromothérapie fonctionne selon des règles très subtiles.
Son évaluation scientifique n’a jamais été faite.
* cristallothérapie : d’après ses promoteurs, la lithothérapie ou cristallothérapie utiliserait l’énergie des pierres pour réharmoniser les chakras et les corps subtils et rétablir l’équilibre du corps, de l'âme et de l'esprit. Elle aiderait sur le plan physique, psychologique et spirituel par la libération de certains blocages émotionnels et par les prises de conscience qu’elle permettrait. Il s’agit d’une discipline non conventionnelle qui n’a jamais pu être évaluée scientifiquement.
* gemmothérapie : La gemmothérapie est une médecine non conventionnelle fondée par le docteur Pol Henry, elle utilise des tissus embryonnaires végétaux en croissance tel que jeunes-pousses, bourgeons, radicelles, préparés par macération dans un mélange d'eau, de glycérine et d'alcool pour obtenir un extrait que l'on nomme « macérat glycériné ».
Mots-clés : santé - médecines parallèles - médecines douces - médecines alternatives - Direction Générale de la santé - INSERM - Miviludes - code de déontologie médicale - transfusion sanguine - Témoins de Jéhovah
(les mots en blanc renvoient à des sites d'informations complémentaires)
Dernier sommaire général du blog : cliquer ICI
Mise à jour : 23 février 2010
blog "petites tranches de vie médicale"
(quelques souvenirs se rapportant à la pratique médicale)
cliquer sur : djeser.over-blog.com
parallèle/alternative/douce sont synonymes de médecine traditionnelle».
Pourquoi faut-il associer médecines parallèles et dérives sectaires? Ce sont deux sujets entièrement différents et si parfois ils se recoupent - parce qu'on trouve des charlatans partout - on pourrait en dire autant des dérives de la médecine officielle ou, si on préfère, médico-scientifique.
Nous avons souvent la faiblesse de croire que le monde médico-scientifique oeuvre avec passion et dévouement pour le bien de l’humanité, alors qu’il s’agit d’une industrie qui génère des intérêts d’autant plus colossaux qu’ils sont directement financés par des États crédules et parfois complices.
Voyez le livre de Sylvie Simon: "Révélations" si vous n'avez pas peur d'y voir plus clair. (http://www.sylviesimonrevelations.com/)
Je suis d'accord avec vous pour dire que médecine "douce" au sens occidental du mot ne rime pas forcément avec dérives sectaires. Toutefois, il est clair pour tous qu'il y a plus de "dérives sectaires" dans ce domaine que dans celui de la médecine dite traditionnelle (toujours au sens occidental du terme) et cela pour deux raisons : d'abord, qu'on le veuille ou non, la formation de bien des "thérapeutes" en médecines douces reste du domaine de l'artisanat, pour ne pas dire de l'à-peu près : il s'agit souvent d'autodidactes qui se sont "formés sur le terrain" ce qui n'est plus guère acceptable en notre XXIème siècle technologique; ensuite - et c'est la conséquence logique de ce que je viens de dire - les contrôles de ces médecines douces sont bien plus rares que pour la médecine officielle, la raison principale en étant que ces médecines parallèles sont souvent pratiquées "au noir" et hors contrôle des services sanitaires. Voilà, me semble-t-il, deux bonnes raisons de se méfier de ces médecines dites alternatives souvent le siège d'un amateurisme jamais financièrement désintéressé...
Concernant votre remarque sur "l'industrie médico-scientifique", je pense que vous êtes trop sévère. Même s'il existe des abus et des dérives scandaleuses, la grande majorité du corps médical (et scientifique) cherche à faire son travail du mieux possible. Je suis un médecin généraliste "de base" et je puis vous assurer que s'il existe dans notre corporation des brebis galeuses, elles sont rares et les autorités (médicales ou administratives) font leur possible pour les éradiquer. Je pense également qu'une consultation à 23€ (remboursés à 70% par la SS, voire plus avec les mutuelles) ne me semble pas scandaleuse, loin de là...
Je ne partage pas votre opinion (mais c'est tout l'intérêt de ce blog) et ne retire rien de ce que j'ai écrit. Je vous remercie, en tout cas, de votre participation...
Ce texte a pour effet l’interdiction de la vente de compléments alimentaires ce qui aura une répercussion majeure directe sur notre santé à tous et nous rendra complètement dépendant de l'industrie pharmaceutique. Et ça, c'est un danger pour nous tous sans commune mesure avec celui des "sectes".
Pour en savoir plus et y faire quelque chose voyez http://institut-protection-sante-naturelle.eu/video/Petition1204/Petition1205.html?utm_source=Newsletter&utm_medium=emailing&utm_campaign=petition_12/05
Votre remarque est fort juste : il est exact que certaines commissions européennes, composées de technocrates non élus, décident souvent de l'avenir de notre continent sans jamais demander d'avis à quiconque. Il s'agit indéniablement d'une dérive antidémocratique fort grave dont les arguments de défense ("il faut faire le bonheur des gens malgré eux") a parfois conduit à des situations scandaleuses (quand il ne s'agit pas de simple lobbying). Je reste persuadé qu'une des raisons de la méfiance de plus en plus grande des populations vis-à-vis de l'Europe que l'on veut ainsi nous imposer repose en partie sur ce genre de prises de positions et de décisions unilatérales... A nous donc de lutter contre ces méthodes et cette Europe-là...
Il n'en reste pas moins qu'il existe nombre de pratiques sectaires, notamment dans le domaine de la Santé, qu'il faut également combattre et ce n'est pas parce qu'elles concernent moins de monde qu'il faut s'abstenir...
Elles exercent une tyrannie vis-à-vis de la liberté thérapeutique qui devrait faire partie des libertés fondamentales de tout individu. Chacun devrait avoir le pouvoir de choix quant à la liberté thérapeutique. Le Dr Benjamin Rush, médecin de George Washington et signataire de la Déclaration d’Indépendance des États-Unis en 1776, avait prévenu : « À moins que nous n’incluions la liberté thérapeutique dans notre Constitution, la médecine installera un jour une dictature que nous sommes incapables de concevoir pour le moment. »
J'ai bien peur qu'on se dirige droit vers cette dictature...
Bonjour et merci de votre intervention. Je ne partage pas votre pessimisme car je suis certain que la médecine en progressant sans cesse permet de mieux prendre en compte bien des pathologies jusque là uniquement subies. Vous n'avez probablement pas connu cette époque mais je me souviens parfaitement de la terreur de ma mère vis à vis de la poliomyelite lorsque j'étais enfant : un simple vaccin a permis d'anéantir cette affection. Il s'agit bien sûr d'un exemple parmi bien d'autres ! La relation médecin-malade doit se fonder sur la confiance car il est bien difficile pour un malade d'appréhender sa maladie, un peu à la façon de celui qui fait réparer une montre ou une automobile face au spécialiste de la question. Qu'il y ait des abus et des arnaques, cela va s'en dire puisque c'est consubstanciel à toute humanité : à nous de veiller à pourchasser les indélicats et les charlatans...
Je ne prétends pas - et je l'ai répété souvent dans le sujet - que la médecine dite traditionnelle possède toutes les solutions et il y a sans doute à apprendre des médecines alternatives. Toutefois, celles-ci ne sont guère réglementées et il faut prendre garde à ne pas tomber sous le joug d'un quelconque gourou "investi" de pouvoirs autodéclarés. Le seul but de ce sujet est d'expliquer combien il faut rester vigilant face à certaines dérives.
La "liberté" thérapeutique est certainement une belle idée à la condition que le malade soit effectivement "éclairé" dans ses choix. D'ailleurs, jusqu'à preuve du contraire, rien n'est jamais obligé et le patient est toujours en droit de refuser telle thérapeutique ou telle intervention chirurgicale préconisée par le praticien.
Je reste persuadé que l'augmentation de la longévité des populations est en très grande partie dué aux avanéces de la médecine et cette "dictature" si elle existe a permis des avnées considérables : je ne crois pas être le seul à l'affirmer...
Vous remerciant une fois encore d'avoir pris le temps de rédiger votre intervention, j'espère que vous reviendrez souvent sur ce blog pour y discuter, ce qui est d'ailleurs un de ses objectifs essentiels...
La MIVILUDES est la "Mission inteministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives Sectaires". Tous les comportements non conformistes figurent sur la liste des symptômes d'appartenance à une secte. Et les méthodes alternatives de guérison sont certainement "non-conformistes". Que ceci ait ou non quoi que ce soit à voir avec une dérive sectaire est tout à fait secondaire.
Les bigots anti-sectes sont à l'affût de tout: de votre régime alimentaire, de votre courrier abondant, de vos sorties d'argent - y compris de vos emprunts, de vos soins médicaux surtout si vous faites appel à des méthodes de guérison alternatives, de vos fréquentations de magasins bio, de vos voyages, de vos pratiques sportives etc. On en arrive à dire que tout groupe ayant certaines des cartactéristiques énumérées ci-dessus est un mouvement sectaire, et tout individu manifestant certaines de ces caractéristiques est suspecté d'une marginalité inacceptable.
Un autre facteur entre en jeu: ces groupes de pression tels que la MIVILUDES en France (ou l'Observatoire des sectes en Belgique ou quelque autres noms qu'ils aient dans d'autres pays) sont en fait imprégnés d’une idéologie matérialiste anti-spirituelle qui assimile les croyances et pratiques non-conformistes à des pathologies.
Comme il est de mauvais goût de les condamner directement, on y jette d'abord le doute en mélangeant faits et opinions et en y injectant de fausses informations. Puis on en salit délibérément l'image aux yeux de l'opinion publique par une propagande sournoise au service des intérêts en place.
Tout ce que ces organisations anti-sectes essaient vraiment de faire, c'est de justifier les énormes dépenses faites par l'Etat pour assurer leurs existences et leurs fonctionements.
Pourtant, si l'on se réfère à un article récent paru dans Ouvertures (les 10 ans de loi About-Picard : 5 condamnations seulement au motif de « dérives sectaires » ) que vous trouverez à http://www.ouvertures.net/portail/print.asp?doc_id=538 , c'est beaucoup de bruit pour pas grand chose et ne fait que souligner l'inutilité et la nuisance de telles institutions.
Bonjour Eliot et merci de votre intervention. Je ne partage pas votre point de vue sur la MIVILUDES qui me semble particulièrement utile pour la surveillance des activités sectaires. Je vous rappelle que cette activité concerne essentiellement les problèmes liés aux sectes à caractère religieux ou philosophique. De ce fait, les activités sectaires dans le domaine de la santé n'impliquent qu'une partie de sa mission. Concernant ce domaine très sensible, je pense avoir été assez clair dans le sujet en expliquant bien qu'il ne fallait pas confondre les médecines alternatives avec des activités relevant du sectarisme... sauf quand les responsables de la dite médecine recommandent à leurs patients d'abandonner la médecine traditionnelle au risque d'altérer profondément leur santé. Je pense tout particulièrement à ces malades forcément fragilisés qui sont en chimiothérapie anticancéreuse et auxquels on demande de l'abandonner au profit de "techniques" plus ou moins exotiques : cela est inacceptable. Je suis médecin et je peux vous assurer que j'ai vécu trop souvent ce type de situations !
Pour l'homéopathie proprement dite (mais cela concerne d'autres approches thérapeutiques), je travaille moi-même dans un cabinet médical d'homéopathie : je n'ai jamais découragé (bien au contraire) quiconque d'avoir recours à cette médecine. L'homéopathie peut rendre des services (effet réel ou placebo, cela reste à éclaircir) surtout pour les affections de terrain (allergies, baisse des défenses immunitaires, etc.) mais beaucoup moins pour les affections aiguës comme une pathologie infectieuse (et a fortiori une maladie grave et chronique). Il n'en reste pas moins que le problème de l'homéopathie (dont je vous rappelle qu'il s'agit d'une spécificité presque exclusivement française) est surtout celui de la crédibilité. Les homéopathes ont toujours refusé les études cliniques en double aveugle contre placebo, arguant du fait qu'elles ne sauraient prendre en compte la relation au malade si spéciale en ce domaine... ce qui est un peu facile.
Pour en revenir à la MIVILUDES et consorts, je me réjouis que ces organismes existent car ils permettent à certains malades abusés de porter plainte contre leurs gourous souvent autoproclamés et presque toujours sans aucune formation scientifique ce qui est un comble. Mais, je me répète, l'essentiel de l'activité de ces agences n'est pas là.
le docteur binette (paix à son ame), qui a fini dans le débusquage de sorts sous le nom d'éthiomédecine
une école médicale qui fait ses diagnostics et choisit ses fleurs de bach au moyen d'un pendule entre autres
je vous donne le site d'un de leurs temples (où les mots médecin ou rationalisme sont des insultes): lespetitesmagies.com ce site se présentant comme site de do it yourself nature, pour mieux cacher un nid de guérisseurs
je vous remercie de rappeler que le diagnostic est l'affaire du médecin, et que les thérapies complémentaires doivent se limiter aux affections ou à la partie de confort du traitement,et bien sur éviter toute pratique dangereuse
comme vous le dites il y a des pratiques complémentaires acceptables (acupuncture, phytothérapie, hypnose) et d'autres intolérables, mais difficiles à poursuivre car tombant sous la protection de la liberté des cultes (tous les exorcismes)
pour ma part, je m'efforce d'offrir à ceux qui me demandent ce service un traitement de première intention (surtout en plantes libérées) avec le conseil, si ça ne passe pas rapidement, d'aller consulter; le tout gratuitement
et il arrive que des généralistes m'adressent un patient de confort aprés avoir fait en vain le tour du vidal
et je comprends ceux qui finissent par mal tourner
vous devriez faire un appel à témoignages des patients déçus, on pourrait dresser le catalogue des charlatanismes et de leurs pratiques; celà manque sur le net
Je vous remercie sincèrement de l'intérêt que vous avez porté à ce sujet.
Pour répondre à votre observation, il n'était nullement de mon intention de répertorier de manière exhaustive l'ensemble des charlataneries existantes : un blog complet, assurément, n'y suffirait pas ! Je vous remercie donc d'avoir complété ce début de catalogue...
Medecin moi-même, il est clair pour moi que le diagnostic d'une affection doit être porté par un professionnel. Cela ne m'empêche nullement de ne pas m'opposer au recours par le patient à des "techniques" plus exotiques à la condition, toutefois, que cela ne nuise pas au patient. Il est, par exemple, inadmissible que des gourous exigent de leurs victimes qu'elles abandonnent tout traitement hors leur "discipline". Pour le reste, je m'en remets à la sagesse - et parfois au désespoir - de ceux qui ont toujours besoin d'espoir.
Encore merci pour votre intervention.
En effet, ce débat est fort intéressant !
Concernant la médecine holistique je reste persuadée que cette pratique est loin d'être une arnaque et pour cause, beaucoup de mon entourage ont recours à ces méthodes "naturopathie" "médecine traditionnelle chinoise" les résultats sont vraiment remarquables : rhumatisme soulagé, douleurs chroniques ou plutot syndrome douloureux soulagé par le shiatsu et autres méthodes...
Je suis convaincue que la médecine allopathique (notre médecine actuelle) est indispensable à notre guérison, cependant de part les effets indésirables des thérapeutiques, la médecine holistique reste une complémentarité nécessaire!
Je suis en train de mettre en place un mémoire dans le cadre de mes études d'infirmière afin de faire connaitre et d'espérer développer cette complémentarité de soins à l'hopital.
Cette prise en charge sera ainsi GLOBALE pour les personnes soignées et je pense que c'est comme cela que nous avancerons rééllement !
Le bien être, le confort du patient, en faisant alliance entre médecine naturelle (ou pseudo médecine) et notre bonne médecine connue de nous tous !
Donc certains médecins devraient faire preuve d'ouverture d'esprit parfois car quand on y pense, les non médecins qui souhaitent devenir acupunteur ou plutot praticien de santé en médecine traditionnelle chinoise sont formés en 6 ans post bac! je trouve cela plus que bien
Les naturopathes dans les écoles sérieuses et renommées en ont pour 4 ans d'études post bac ...
En outre, rejeter ces personnes qui ont recu un enseignement sérieu dans leur domaine est ma foi bien dommage.
Maintenant, il faut espérer un progrès de notre société et permettre un travail en collaboration entre médecins, personnel soignant et praticien de santé de médecine parrallèle.
A méditer !!!
Bonjour caro et merci de votre intervention ! Je pense, comme vous, qu'un malade doit être traité dans sa globalité et, à cet effet, pourquoi ne pas tenter des approches thérapeutiques diverses. Il faut toutefois rappeler que l'effet placebo est majeur chez un malade, y compris en médecine classique : médecin moi-même, je peux en témoigner. La plupart des médecines alternatives n'ont jamais fait leurs preuves, y compris l'homéopathie, l'acupuncture, etc. mais, après tout, si elles peuvent rendre service...
En revanche, je suis beaucoup plus circonspect en ce qui concerne la qualité du thérapeute. Comme je le disais, un malade est un tout et ne saurait être réduit à une partie de son corps ou à une technique. C'est la raison pour laquelle, par exemple, un psychiatre est amené durant ses études à aborder la chirurgie ou la dermatologie, des disciplines qui lui seront de peu d'utilité par la suite. Mais il est important qu'il ait une approche globale de l'être humain, y compris par la biochimie ou l'histologie... Alors, des "thérapeutes" en médecine alternative, pourquoi pas... à condition qu'ils aient de sérieuses bases de médecine "générale". Autrement dit, je leur propose de faire comme tous mes amis qui exercent, l'un la chiropraxie, l'autre l'homéopathie, etc. : ils obtiennent d'abord leur diplôme de médecins puis pratiqueront ensuite la technique qu'ils croient utile en ayant, au moins, une vue plus complète sur le patient qui leur fera face. Dans le cas contraire, on a affaire à l'exercice illégal de la médecine, un délit qui n'existe pas pour défendre le gagne-pain des "vrais" médecins mais pour protéger les malades victimes bien trop souvent, hélas, d'abus et d'erreurs de la part de certains "thérapeutes" plutôt incompétents.
Concernant le magnétisme, je n'y connais rien et, ma foi, si vous pensez que certaines personnes peuvent en bénéficier, pourquoi pas ? Dans la mesure, évidemment, où le magnétiseur "passe la main" s'il n'arrive pas au résultat escompté et si, en cas de maladie grave, il n'y a pas eu trop de temps perdu. Quant aux rebouteux... tout dépend, encore une fois, à qui on a affaire.
Un dernier point : vous évoquez l'énergie qui nous entoure, qui "est nous" mais c'est quoi au juste ? Un courant électrique ? une entité immatérielle ? une sécrétion endocrine ? tout à la fois ? Comment agir avec une efficacité maximale sur quelque chose d'aussi flou ? C'est là que j'espère que la biologie fondamentale finira par nous en apprendre un peu plus...
Oui, comme toi je pense que matière et esprit ne peuvent plus être séparés parce que, en réalité, c'est la même chose. Il est encore difficile de bien comprendre ce qu'est la pensée - et plus encore la conscience - mais elle est certainement issue de la conjonction et de l'interaction de ces milliards de neurones et leurs synapses qui composent notre cerveau. Comme l'écrit si bien Lee M. Silver dans son excellent livre : "Challenging Nature", la pensée est un logiciel qui ne peut exister que parce qu'il existe un support "en dur", le hardware qu'est notre cerveau. Un programme, en somme, sélectionné par l'Evolution et qui nous permet de percevoir notre place dans le monde, nous autorise à anticiper et, par la transmission des et aux autres, à progresser dans cette connaissance.
Alors, oui, il reste bien des éléments à cerner et c'est ce à quoi s'évertue les sciences. Je parle évidemment des"vraies", c'est à dire celles qui peuvent bâtir des théories et des lois à partir d'observations réelles et reproductibles. Et, comme toujours, il faut se méfier des faux prophètes et de leurs écrans de fumée.
Merci carême-prenant de votre fidelité. Effectivement, là est bien tout le problème : tant que ce n'est pas dangereux... Mais, au delà de la nocivité réelle de telle ou telle approche pseudothérapeutique, il reste le temps éventuellement perdu : certains malades s'en remettent à ces pseudomédecines au point d'en oublier de se traiter; d'autres attendent l'absence de résultat pour revenir à la médecine officielle, parfois agressive et qui fait peur (je pense, par exemple, aux chimiothérapies anticancéreuses). Dans tous les cas, selon le terme juridique, il existe "une chance" qui est peut être perdue... Dommage.
Comme je l'ai précisé dans le texte, il fallait choisir et choisir, c'est toujours renoncer : impossible de citer toutes ces médecines parallèles. En revanche, détrompez-vous : l'urinothérapie n'est pas une approche marginale. On estime qu' 1 million de Hollandais et plus de 5 millions d'Allemands y ont recours assez régulièrement... Les chiffres sont mal connus pour l'Asie et les USA mais les adeptes se comptent là aussi par millions... Heureusement, il semble que les Français (et, d'une façon plus générale, les Européens du sud) soient plus réticents...